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Pour une branche de gui

Eli Easton
MxM Bookmark
2016


Résumé :
Mick Colman, joueur de football et coureur de jupons, et Fielding Monroe, étudiant surdoué en physique, mais étranger aux plus simples concepts de la vie en société, sont deux colocataires inhabituels – et pourtant meilleurs amis.
Du moins, jusqu’à ce qu’une cheerleader dise à Mick qu’il est la personne qui embrasse le mieux sur le campus. Fielding, qui n’a jamais embrassé qui que ce soit, décide que Mick doit lui apprendre – après tout, la fête de Noël du département de physique et son gui fatidique s’approchent. Et, le problème avec Fielding, c’est qu’une fois qu’il a une idée en tête, il est difficile de la lui enlever.
Mick, lui, sait très bien que ce baiser est une très mauvaise idée. S’il accepte, ce sera un miracle que tout ça ne se transforme pas en désastre. Enfin, après tout, si ça tourne mal, ils pourront toujours dire que c’est de la faute au gui...

Mon avis :
Peu de choses à dire si ce n'est que j'ai beaucoup aimé, les personnages adorables et attachants, surtout Fielding et sa méconnaissance de... la vie, l'histoire saugrenue mais géniale, la façon de traiter les doutes et les envies. Beaucoup d'humour et de tendresse dans cette petite nouvelle. J'ai tout simplement adoré, j'ai dévoré ce petite texte en moins de deux.
Nous avons deux personnages complètement opposés, qui pourtant sont devenus meilleurs amis suite à une colocation inattendue. On découvre que Fielding est un garçon très particuliers, qui vit un peu dans son monde à lui. C'est ce qui le rend si touchant car cette particularité l'a souvent privé des découvertes banales de la vie. Mick décide alors de prendre Fielding sous son aile afin de lui faire découvrir tout ce qu'il avait manqué jusqu'alors, tellement absorbé par ses études.
L'évolution des sentiments est particulière. On a presque l'impression que les sentiments étaient là depuis longtemps déjà. Mick à du mal à sauter le pas, mais quand enfin il s'autorise à oser, les choses s'enchainent assez rapidement, même s'il y a quand même quelques moments de remise en question et de gêne.
Petit point noir avec l'épilogue qui est peut-être juste un peu "rapide" selon-moi, mais bon, dans la folie de toute cette histoire, pourquoi pas ?

Minimalisme : repenez le contrôle


Cécile Ecot
Ideo
2017


Résumé :
Vous avez le sentiment d'étouffer sous le poids de votre vie ? D'avoir trop d'objets inutiles dans votre maison, trop de sollicitations, trop de vêtements, trop de tâches ménagères  ? Il est temps de se simplifier la vie  ! Le minimalisme enseigne à désencombrer notre intérieur pour retrouver de l'espace, à consommer autrement, sans superflu, à nous déconnecter des écrans omniprésents pour retrouver une vie plus authentique.Le minimalisme nous aide également à ne pas céder aux achats d'impulsion, à alléger décoration et emploi du temps. Pas à pas, cette méthode permet de reprendre le contrôle de sa vie et de retrouver du temps pour jouer avec les enfants, faire du sport, méditer ou lire. Et surtout, cela  nous aide à revenir à l'essentiel  : être, plutôt qu'avoir pour redécouvrir le bonheur et la liberté.  Vivre avec moins de choses, mais vivre mieux  : le guide pour simplifier sa vie.


Mon avis :
M'intéressant de plus en plus au désencombrement et, de ce fait, au minimalisme, je suis tombée sur ce titre dont quelques extraits avaient été partagés sur Facebook et j'avais trouvé ces textes pertinents. J'ai donc décidé de me procurer le livre afin d'en connaître le contenu complet.

L'auteure nous parle de sa prise de conscience, évoquant son inquiétude face aux compositions de produits de beauté, de soin, dans la nourriture, etc. et que petit à petit, à force de changer de style de vie, elle s'est tournée vers le minimalisme. Elle a une approche assez standard du désencombrement et pas si extrême que ça niveau minimalisme puisqu'elle encourage les gens à garder ce qui leur plait et les rend heureux, et pas uniquement les bases utiles comme on le retrouve souvent dans l'idéologie minimaliste (bien qu'il est souvent rappelé que chacun peut se faire sa propre idée du minimaliste, mettant ses limites là où il se sent à l'aise).

Elle donne de nombreux conseils sur les façons de trier, nous expliquant comment elle-même à mis en pratique ces idées dans sa vie, elle nous parlera également de zéro déchet, de bien-être et de méditation, de temps pour soi, elle évoque le désencombrement dans une vie de couple et de famille, elle explique l'importance de prendre du temps pour soi, de prendre soin de soi, jusqu'à proposer un chapitre complet sur la nutrition, ce qui, à mon sens, est légèrement hors sujet mais pas intéressant.

Elle donne de bons conseils dans de nombreux domaines mais qui, pour moi, relève avant tout du bon sens, propose également pas mal de bons plans pour divers sujets, etc.

Je ne pense pas que ce soit le meilleur livre sur le sujet, mais il touche à tout et peut être une très bonne base, voir même le livre qui peut être utile à ceux qui veulent se lancer sans tomber dans l'extrême. Elle aborde un peu toutes les problématiques, le rangement, le tri, le désencombrement, les relations, les cadeaux, comme je le disais, le bien-être et la méditation, la nutrition, le zéro-déchet, et de ce fait, je pense que ce livre peut être une excellente référence pour une personne qui veut juste un supporte pour savoir par où commencer dans tous ces domaines. Il suffit amplement à faire un pas dans la direction d'un style de vie plus "léger" dans tous les sens du terme, plus sain et serein.
Mais pour chaque sujet, il est également possible d'approfondir ses lectures avec d'autres titres.

Cyanure

Camilla Läckberg
Acte Sud / Babel noir
2012

Résumé :
Martin Molin accompagne sa petite amie Lisette sur l’île de Valö pour une réunion de famille juste avant Noël. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un magnat industriel, meurt étouffé, juste après avoir annoncé à ses enfants qu’il les a déshérités. Martin se rend vite compte qu’il a été assassiné au cyanure. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Un polar familial délicieusement empoisonné.

Mon avis :
Voilà un résumé alléchant, rappelant quelque peu un classique du genre "les dix petits nègres". Malheureusement, il n'en était rien ! Je crois que je me suis rarement autant ennuyée en lisant un livre, et pourtant il n'est pas gros... Une flopée de personnages sans profondeurs balancée dès le début de l'histoire, une enquête qui n'avance pas jusqu'au déclic de la dernière page, pour un final décevant et tiré par les cheveux...
L'écriture est aussi simple que l'esprit des personnages, certains rebondissements dignes des plus mauvaises séries B laissent vaguement croire qu'il se passera peut-être quelque chose, mais rapidement, on se rend compte que ça ne sert qu'à remplir davantage de pages et que ces informations ne seront d'aucun secours à l'absence totale de suspens...
Vite lu, heureusement, sinon ce serait une belle perte de temps...
Quoique, je pense malgré tout avoir perdu mon temps...

Les enfants sont formidables

Marion McGuinness
Jungle Editions
2015

Résumé :
- Tu as de la pâte à modeler sous la chaussure et des tickets de manège au fond de la poche.
- Tu sais sur quelle chaîne passent les dessins animés et à quelle espèce appartient T choupi.
- Ton livre de chevet, c'est un carnet de santé et il y a des petites voitures sous ton oreiller.
- Tu manges souvent des restes sur un coin de table et tu bois ton café désespérément froid.
Bref, t'as des enfants !
Parce que l'HUMOUR est aussi INDISPENSABLE que le sommeil pour tenir au moins 18 ans, file te cacher dans les toilettes, tu seras tranquille environ 4 minutes pour boulotter quelques pages. T'auras même peut-être le temps d y piquer un petit roupillon aigu avant qu'un enfant te trouve.

Mon avis :
Très court parce qu'il n'y a pas grand chose à en dire. Voilà un livre plein de cynisme et d'humour pour nous décrire ces chères têtes blondes que "nous" aimons tant ! Et pour aider les parents à ne pas mourir d'une crise de nerfs !
Savoir qu'on n'est pas les seuls aident souvent à surmonter les épreuves...

La femme parfaite est une connasse ! T.1 & T.2

Anne-Sophie Girard / Marie Aldine Girard
J'ai lu
2013 / 2014

Résumé :

- La femme parfaite est une connasse !
Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs. * Il peut également être lu par les hommes qui n’ont pas peur de découvrir ce que les filles se racontent entre elles dès qu’ils ont le dos tourné...

- La femme parfaite est une connasse ! 2 - Le retour 
Voici enfin la suite tant attendue de La femme parfaite est une connasse ! Pourquoi une suite ? Mais parce que la connasse ne meurt jamais ! Avec humour et légèreté, les auteurs continuent de s'attaquer à celle qui les fait tant culpabiliser : la "femme parfaite". Vous y découvrirez de nouvelles théories telles que le "frisson de la honte" ou la technique "tiré/décalé", mais vous apprendrez aussi "comment reconnaître l'homme parfait", "comment savoir qu'on ne vit pas dans une comédie romantique américaine", ou le concept universel du "mec à trois bières". Bref, tout ce qu'il faut pour assumer enfin votre imperfection !

Mon avis :
J'avais entendu dire que c'était de la franche rigolade, qu'on se reconnait à chaque page, etc. Mais il est vrai aussi que ce n'est pas mon genre de lecture et que j'étais un peu sceptique quant au fait que je sois, moi aussi, morte de rire en le lisant. J'ai lu le premier, sceptique... Alors bon, je n'ai pas rit à m'en taper la cuisse seule sur mon canapé, je ne me suis pas reconnue à toutes les pages (loin de là), mais j'ai eu suffisamment de plaisir à le lire (et reconnaître parfois d'autres copines/amies/connaissances dans les pages) que j'ai tenté le 2e, alors que je cherchais un petit livre d'humour pas cher...
Dans la même lignée : le 2e n'est pas mieux, mais n'est pas moins bien, c'est une suite qui se vaut.

The Tyrant who fall in Love

Hinako Takanaga
Taïfu
9 tomes - Série en cours...
2010

Résumé du tome 1 :
Tetsuhiro Morinaga est amoureux de Sô-Ichi Tatsumi depuis bientôt plus de quatre ans. Ce dernier est macho, violent et surtout homophobe. Morinaga est conscient du peu d'espoir qu'il a de voir un jour son amour pour Sô-Ichi se concrétiser, lorsque soudain une occasion unique se présente à lui à l'occasion d'une beuverie entre les deux... Ses sentiments parviendront-ils à toucher le coeur de son partenaire ?!


Mon avis :
Nous avons ici une histoire qui fait un peu "suite parallèle" à un autre manga Rien n'est impossible qui raconte l'histoire de Tomoe, le petit frère de Sô-Ichi. Dans cette première série, on découvrait Sô-Ichi et Morinaga, ce dernier avouant ses sentiment à Sô-Ichi. Ici, nous avons donc leur histoire. Il n'est nullement utile de lire Rien n'est impossible pour comprendre cette série, mais c'est toujours sympa pour certains détails.

Dès le début, on sait que Morinaga est spécial aux yeux de Sô-Ichi pour la simple et bonne raison que malgré son homophobie et malgré qu'il soit au courant des sentiments de Morinaga envers lui, il continue à le côtoyer, allant jusqu'à accepter d'aller boire des verre chez lui, en tête à tête. Il a confiance et sont très proches. Évidemment, le rapprochement de Morinaga est un peu "forcé" puisqu'il faut bien un  point de départ et une raison un peu idiote pour que Sô-Ichi se lance dans l'aventure d'une histoire d'amour homosexuelle alors qu'il trouve ce genre de relation contre-nature.
Pendant une grande partie de l'histoire, c'est un peu le jeu du chat et de la souris, mais on comprend rapidement que même si Morinaga semble forcer Sô-Ichi, ce dernier n'est pas contre puisqu'il n'ose pas avouer qu'il aime ça, refusant l'idée même d'être attiré par un homme. Les situations varient mais le résultat restent le même.

Il y a des scènes d'amour, oui, et très franchement, ce n'est pas ce que je préfère. Non pas qu'elles me dérangent mais disons qu'elles me laissent totalement indifférentes. Contrairement à certaines fujoshi, je ne raffole pas de scènes de sexe explicites. Ici, elles sont clairs mais censurées si on peut dire.
La construction de leurs rapports est d'ailleurs assez classique : Sô-Ichi qui joue les tsundere tout en étant le uke du duo. Morinaga, quant à lui, est complètement "moe" face à Sô-Ichi mais tient le rôle du seme. Sans oublier le premier rapport qui s'apparente à un viole façon yaoi : « Aux yeux des auteurs et des lecteurs japonais ce "viol apparent" est en fait l'expression la "plus brute du désir et des sentiments" que le seme a pour le uke. » [source : wiki]. Mais il faut bien sûr que le uke ait, au fond de lui, envie aussi, sinon, c'est moins chouette.
L'histoire ramène souvent à ça, mais cela n'empêche que l'intrigue ne tourne pas non plus autour de ça, mais plutôt sur les tourments de Sô-Ichi qui ne comprend pas ce qu'il ressent, refusant d'admettre tout ce qui se rapproche de près ou de loin à de l'homosexualité.
Personnellement, ce que j'aime en général dans le yaoi, ce sont les scènes cocasses bien souvent tirées par les cheveux. C'est donc la partie humour qui m'a le plus plu dans ce manga. Bien qu'il y ait un bon équilibre entre sérieux, drame, tendresse, humour, etc.

Le point positif de cette histoire est qu'elle fait comprendre, avec humour et tendresse, que l'homosexualité n'est pas un choix et n'est pas toujours facile à vivre et à accepter. Elle montre aussi l'importance du soutien des proches.

Niveau dessin, j'ai bien aimé, d'autant que Sô-Ichi a les cheveux long ce qui peut parfois aider les esprit fermés à y voir une femme, mais que la mangaka fasse en sorte qu'on n'oublie pas que c'est un homme. Quelques SD (super deformed) dans les moments d'humour mais rien qui ne rende les situations ridicules. Le style n'évolue pas vraiment au fil des 9 tomes, bien qu'il s'affine quelque peu et est malgré tout relativement différent du style que l'on peut trouver dans Rien n'est impossible, bien que celui qui change le plus soit Tomoe qui n'est pas le héros de cette histoire, alors ce n'est pas important.

Une jolie histoire, touchante, drôle, avec un pointe d'érotisme.


La triste fin du petit enfant huitre

Tim Burton
10/18
1998

Résumé :
Fidèle à son univers d'une inventivité si particulière, mêlant cruauté et tendresse, macabre et poésie, Tim Burton donne le jour à une étonnante famille d'enfants solitaires, étranges et différents, exclus de tous et proches de nous, qui ne tarderont pas à nous horrifier et à nous attendrir, à nous émouvoir et à nous faire rire. Un livre pour les adultes et pour l'enfant qui est en nous.

Mon avis :
De jolis petits contes pour enfants ? Détrompez-vous, ces contes n'ont rien de mignon ou de jolis. Ils sont macabres, étranges, finissent souvent bien mal, pour l'un ou l'autre des protagonistes de l'histoire. On y retrouve évidemment l'univers de Burton, mêlant la mutilation romantique et le macabre touchant. Il y a de la poésie dans chacune des histoires, d'autant qu'elles sont écrit en rime. D'où l'importance de la version bilingue du livre qui permet de connaître le texte, et donc les rimes, originales, car je dois avouer que les traductions ne sont pas toujours très bonnes. Parfois même jusqu'à déplorables... (On peut retirer une étoile à ma note pour la version française).

Quand on se frotte à l'univers de Burton, il est difficile de rester indifférent. Soit on aime, soit on n'aime pas. Mais bien souvent, on aime au moins une de ses oeuvres. Il y a toujours un côté magique dans ses histoires, un côté enfantin qui ne veut pas grandir, mais cette magie est toujours confronté à une certaine forme de morbidité fantastique et étrange. Comme si la triste réalité venait entacher le rêve de l'enfant, déformant son univers.

Dans ces histoires, on y trouve des personnes qui doivent faire face à leur particularité, que ce soit la tête d'huitre du personnage de la couverture, l'enfant qui a des clous dans les yeux, la fille qui se transforme en lit, le garçon toxique... Il y en a pour tous les goûts. Chacune ayant un petit côté malsain (comme l'enfant défiguré par un ours auquel on offre un ours en peluche) qui met mal à l'aise ou qui fait sourire, à choix, car on ne sait jamais trop ce qu'il faut faire. Entre émerveillement pour cette imagination sans limite ni tabou, et frissons pour ces histoires toujours plus glauques et décalées.

De mon côté appréciant l'univers de Tim Burton pour beaucoup de choses, j'ai également bien apprécier ce petit livre très vite lu.



Le songe d'une nuit d'été

William Shakespeare
Bilingue
1998

Résumé :
À l'heure où les elfes s'éveillent, les humains s'endorment, et il est demandé au spectateur, victime consentante, de croire à la communication improbable de ces deux mondes. Les uns habitent la cité, régie par une loi anti-naturelle et imposée ; les autres demeurent au plus profond des bois, lieu où les lois irrationnelles de l'amour ont libre cours. Thésée juge les amoureux, Obéron les réconcilie grâce à un philtre d'amour qui, tel une encre magique, engendre dans le cœur des amants, comme dans l'intrigue, des bouleversements baroques. La forêt, lieu de révélation où les convenances sont inversées, lieu où les reflets se reproduisent à l'infini, se fait la scène d'une surenchère incessante du surnaturel. À la lumière de la lune, Puck a fait le tour de la Terre, Obéron s'est réconcilié avec Titania, Bottom a retrouvé forme humaine et les artisans ont pu se croire des artistes...


Mon avis :
C'est un peu malgré moi que je me suis tournée vers la version bilingue de ce livre. À la base, je ne voulais que le texte de la pièce, sans m'intéresser à la version anglaise que propose le livre, mais qu'importe. J'ai eu ce que je voulais en définitive.
Ce que je voulais : la magnifique histoire d'un songe d'une nuit d'été, le meilleur texte de Shakespeare si vous voulez mon avis. Une merveille, un chef d’œuvre de poésie et de magie. Un conte amoureux qui commence par une romance impossible, des amoures qui se mélangent, des elfes, des fées, une troupe de théâtre un peu farfelue, etc. Je ne sais comment décrire le plaisir que j'ai eu à découvrir le texte original de cette œuvre.
On croit souvent que les textes anciens manquent d'humour et pourtant, il y en a dans celui-ci, beaucoup. Les personnages sont amusants, les situations également.
Bref, un classique à ne pas manquer, selon moi.

  Je dois avouer que j'ai beaucoup aimé la magie de cette romance ainsi que l'humour des compères qui tentent de mettre en place leur pièce.

Tous les garçons et les filles

Jérôme Lambert
École des loisirs
2003

Résumé :
C’est la rentrée et Julien sent tout de suite que quelque chose cloche dans ce nouveau lycée. Pourtant, la classe de seconde D est une classe comme les autres, avec des crâneurs, des premiers de la classe, des filles aux agendas de star et des paresseux collés au radiateur. Non, ce qui cloche, c’est Julien. Il se sent à la fois si loin et si différent. Il n’aime pas les blagues sur les filles, il ne s’intéresse pas au foot et déteste les jeux vidéo. Il fait tout de même des efforts pour s’intégrer. Il suffit d’ailleurs de quelques vannes à la récré, et le voilà adopté. Avec Clément, c’est différent. Dès le premier jour, Julien décide que ce garçon calme et silencieux, assis en classe devant lui, avec sa grande nuque et son col de chemise impeccable, sera son meilleur ami. Un ami dont il se surprend à écrire le nom en tout petit sur ses classeurs...

Mon avis :
Je ne sais pas trop si j'ai adoré ce livre ou si j'ai été clairement déçue. Déçue parce qu'il est bien trop court ! En une heure, j'avais terminé de le lire, et encore, j'ai pris mon temps, j'étais dans le bus pour aller au boulot et rentrer du boulot. Les gens chahutent, parlent fort. Je n'aime pas vraiment lire dans ses conditions, mais j'avais envie de savoir la suite de cette jolie histoire toute simple.

Parce que oui, malgré le sujet qui est l'homosexualité, l'histoire est simple, peut-être un peu trop. Julien ne semble pas plus perturbé que ça à l'idée d'aimer un autre garçon (aaah, si seulement c'était pareil dans la vie réelle, pour tout le monde). Je pense que pour le noyaux du sujet, et son poids vis-à-vis de la société, le sujet aurait pu être un peu plus creusé, d'autant que cette lecture s'adresse à des jeunes, des ados. Ou alors c'était une envie de normaliser la chose à leur "yeux", justement, je ne sais pas. Je ne saurai jamais. Dans tout les cas, j'ai énormément aimé.

Ce qui me touche le plus dans les romances homo, c'est le côté "amour impossible", non pas à la Roméo et Juliette, ce n'est pas un amour que l'on peut vivre  loin de ceux qui le refusent, parce que ceux qui n'acceptent pas une telle union sont partout, ou plutôt, on ne sait pas qui ils sont, donc il faut se méfier de tout le monde. Personnellement, je trouve ça un peu triste. Les jeunes ados hétéro peuvent vivre leur amour - parfois un peu ridicule - en public alors que les homos doivent se cacher. Pas seulement par peur d'être jugé, mais aussi parce qu'ils risquent parfois beaucoup plus. Certains sont rejetés, frappés, dénigrés, abandonnés... Certains vont jusqu'au suicide... Il est difficile d'aimer dans de telle condition, car ce n'est pas uniquement l'amour qui est interdit, mais également d'être tel qu'on est.

M'enfin, pour en revenir à la lecture, j'ai aussi beaucoup aimé le parallèle entre le fait que Julien est très ordré, limite maniaque, mais que dans son esprit tout est un peu chamboulé. Puis quand enfin son esprit est au clair, il envisage enfin à ne plus être aussi ordré. Je ne sais pas si ce parallèle est réel ou si je me le suis inventé, mais ça m'a amusé. D'ailleurs, en parlant d'amusement, j'avoue avoir aussi trouvé le style d'écriture très amusante, très naturelle et j'ai sourit à de nombreuses reprises.

Le seul défaut est cette fin trop brutale, cette fin qui m'a fait tourner la page, m'attendant à une suite sans même réaliser qu'il n'y avait plus de page après celle-ci. La frustration m'a fait tourner la page à deux reprises pour m'assurer que j'avais bien compris, que c'était bel et bien la fin. Alors que j'aurais facilement pu lire 200-300 pages de plus de cette histoire. Il y a beaucoup de choses qui restent sans réponses. Des choses anodines, mais qui titillent l'esprit, on a juste envie de savoir. C'est à cause de cette fin que le coup de coeur n'a pas été présent, cette fin trop frustrante, et ce livre bien trop court...

Bidouille et Violette - Intégrale

Bernard Hislaire
Glénat
1996

Résumé :
Avant Yslaire, il y a eu Hislaire, l'auteur romantique de Bidouille et Violette qui marqua le début des années 80 en paraissant dans les pages de Spirou. Quatre épisodes, de longueurs inégales, plus de 250 pages dont certaines non reprises dans les albums publiés par Dupuis, près de 40 pages de textes et illustrations parues dans l'hebdo mais remises aujourd'hui dans leur contexte. Cadeau de St-Valentin, nostalgie des lecteurs de la série ou itinéraire d'un auteur qui allait se révéler auprès d'un public beaucoup plus vaste avec Sambre, cette intégrale de Bidouille et Violette ne laissera personne insensible.Qui pourrait l'être aux premiers émois et amours d'adolescents fragiles ?

Mon avis :
Une histoire d'amour, ce n'est pas vraiment pas mon genre. Pourtant... Celle-ci, je l'ai découverte quand j'étais enfant. À l'époque, je n'avais lu que les trois premiers tomes, Les Premiers Mots, Les Jours Sombres et La Reine des Glaces. Je n'avais jamais lu La Ville de Tous les Jours qui se trouvait être le volet le plus triste de la série.

En gros, Cette quadrilogie raconte l'histoire de deux ados qui ne savent pas comment se dire qu'ils s'aiment. Ils sont maladroits et timides, mais il finissent par oser se déclarer leur flamme. Mais s'ensuit les soucis d'amoureux, les peurs, les jalousies, les doutes, les angoisses... De tome en tome, l'histoire s'assombrit, le coeur se fend, le doute s'installe. On est mal avec eux parce qu'on se rappelle nos émois d'adolescent.
Je me souviens que quand j'étais petite, je ne comprenais pas aussi bien toutes les subtilités émotionnelles de l'histoire, certaines choses m'échappaient complètement. Mais en grandissant, tout est devenu limpide. Autant le dire tout de suite, l'histoire se termine mal, du moins, c'est ce qu'aime à faire croire l'auteur, terminant son dernier tome avec un accident dont on ne connait pas la suite des évènement... Mort ? Ou pas... ?

Coup de cœur particulier pour le 3e tome, La Reine des Glaces. Je me souviens qu'enfant, cette histoire un peu surnaturelle me faisait rêver. Bien que toutes les histoires sont drôles et tristes en même temps, touchantes dans tous les cas.

Au-delà de l'histoire, je dois avouer que j'aime aussi énormément le style de dessin. Je me doute que cela ne doit pas plaire à tout le monde car c'est vraiment un genre particulier, mais au moins nous ne sommes pas trompé par une couverture qui offre un autre style comme cela arrive parfois avec la bande dessinée. Ici, on sait directement à quoi on aura droit.
La BD est également intégralement en couleur même si certaines éditions étaient en noir et blanc.


Micro

Michael Crichton / Richard Preston
Robert Laffont / Pocket
2014

Résumé :
Vin Drake, puissant directeur de la société high-tech Nanigen, fabricante de robots miniaturisés, attire à Hawaï sept brillants étudiants venus de Harvard. Mais il leur a caché la véritable raison pour laquelle il a besoin d'eux, et la rencontre tourne vite à l'affrontement.
Miniaturisés et abandonnés dans une forêt tropicale ou le moindre insecte représente un danger mortel, les étudiants n'ont pour se défendre que leurs connaissances de biologistes.
Commence alors une folle lutte pour survivre face à une nature aussi cruelle que fascinante et à un Vin Drake prêt à tout pour se débarrasser de témoins gênants…

Mon avis :
Michael Crichton est décédé juste avant d'avoir pu terminer l'écriture de ce roman, ce qui explique la présence de Richard Preston sur la couverture du livre. Il semblerait en effet que c'est à ce dernier que nous devons la fin du roman qui, je dois avouer, m'a semblé un peu "bâclée".
Pourquoi ? Et bien, je dois avouer que je n'ai pas remarqué de transition nette entre les deux style d'écriture, mais sur certains détails de la fin, j'ai été quelque peu déçue par la tournure des choses.
Sur le moment, je n'ai pas réfléchis quant au fait que c'était l'un ou l'autre auteur qui tenait la plume, ayant momentanément oublié que Crichton n'avait pas pu terminer son œuvre. Mais certains détails m'ont fait y pensé une fois que j'eus refermé le livre. On aurait dit que la personne cherchait à trouver facilement réponses à toutes les énigmes encore en suspend, alors que, si ça se trouve, Crichton aurait peut-être fait trainer le mystère sur le double de page. Qui sait ?

Les personnages ont un tempérament bien marqués pendant tout le long de l'histoire mais vers la fin, cela change petit à petit, comme si c'était plus pratique. Je ne souhaite pas trop en dire pour ne pas dévoiler l'intrigue qui reste néanmoins une chouette histoire, mais j'ai trouvé la fin, disons, un peu "facile", certains éléments n'ayant pas vraiment d'utilité ni pour l'intrigue, ni pour l'histoire...

En commençant la lecture, sachant que Michael Crichton apporte toujours beaucoup d'importance à certains faits réels, je m'attendais déjà à en apprendre énormément sur le "micromonde" tel qu'il est appelé dans le livre, sur le monde minuscule qui vit sous nos pieds. Mais j'avoue ne pas avoir été comblée de ce côté, même s'il y a quand même pas mal d'information, ce restait tourné sur le thriller ce qui plaira certainement au plus grand nombre.
Ceci dit, je trouve qu'il était un peu essoufflant de ne jamais avoir de moment répit ; les héros perdus dans la brousse et miniaturisés passent d'un rebondissement mortel à un autre sans jamais faire de pause. Comme si le danger du terrain ne suffisait pas, le monde humain ne les laisse pas non plus tranquilles, s'ajoutant à ça, une course contre la montre pour retrouver leur taille normale. Bref, c'est fatigant même pour le lecteur, mais cela à pour mérite d'entretenir le suspens, on se demande jusqu'à la fin "mais comment vont-ils s'en sortir ?". Bien que, comme dit plus haut, la solution est un peu trop facile à mon goût.

Ce la n'en a pas pour autant été une lecture décevante, au contraire. On y retrouve pas mal d'éléments passionnants dignes de Crichton qui ne fait jamais les choses à moitié. On sent qu'il a étudié le sujet avant de pondre son idée, la laissant malheureusement inachevée. Je remercie Preston d'avoir terminé ce roman, nous offrant la possibilité de découvrir ce petit chef-d'oeuvre. Un petit chef-d'oeuvre qui a le mérite de faire frissonner pour sa potentielle réalité future... Même si la version de Crichton m'aurait fortement intéressée.